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Pour la Fédération internationale des
journalistes (FIJ), une campagne, organisée selon toute
vraisemblance par le gouvernement pour déstabiliser le Syndicat
des journalistes de Tunisie, est une nouvelle preuve de
l'intolérance politique et de l'hostilité sans scrupules à
l'encontre des défenseurs de la liberté de la presse et des
droits de l'Homme.
Un rapport du syndicat critiquant le bilan du pays en matière de
liberté de la presse a déclenché des attaques généralisées
contre les dirigeants du syndicat de la part des partisans du
gouvernement au sein des médias. Pour la FIJ, ces derniers
sapent la solidarité professionnelle.
« Les dirigeants du Syndicat des journalistes ont fait preuve de
courage dans leur défense de la liberté de la presse », a
déclaré Aidan White, le secrétaire général de la FIJ. « Il est
temps pour tous les journalistes de s'unir et de rejeter cette
allergie à un débat libre et ouvert en Tunisie. Les journalistes
doivent défendre leur profession contre les ingérences
politiques.
Selon le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT),
membre de la FIJ, à la suite de son rapport publié le 4 mai
critiquant la situation de la liberté de la presse en Tunisie,
les milieux pro-gouvernementaux au sein des médias ont tenté de
réfuter ce rapport en en publiant un autre minorant les
violations de la liberté de la presse.
Selon le SNJT, une pétition directement inspirée par le
ministère tunisien de l'Information a été lancée pour appeler à
la révocation des dirigeants du SNJT et à de nouvelles
élections. Trois membres du bureau ont démissionné pour susciter
de nouvelles élections. En outre, selon le SNJT, des
journalistes ont été menacés de licenciement s'ils ne signaient
pas la pétition.
La FIJ soutient le droit du SNJT à publier des rapports
indépendants et salue les efforts de ses dirigeants pour
améliorer la condition des journalistes.
« On doit résister à cette dernière attaque contre le courage et
l'intégrité de nos confrères qui défendent la liberté de la
presse », a ajouté Aidan White. « Céder à la pression politique
en Tunisie aurait des conséquences dévastatrices et durables
pour la presse. »
Pour plus d'information, veuillez contacter la FIJ au +32 2 235
2207
La FIJ représente plus de 600.000 journalistes dans 123 pays
Al Maokif 11 mai 2009
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