|
Le tribunal de
première instance de Tunis a mis fin le 9 Mai courant à la
parodie judiciaire dont notre journal a été victime durant une
année, en décidant un non lieu dans l’affaire dite de l’huile
frelatée. En effet, le gouvernement a poussé cinq sociétés
spécialisées dans la mise en bouteille de l’huile végétale à
attaquer en justice le directeur du journal Me Ahmed Néjib
Chabbi et son rédacteur en chef M. Rachid Khechana et leur
réclamer une amende de 500 mille dinars (300 mille euro) en
guise de prétendus dommages moraux. Ces cinq plaintes faisaient
suite à un éditorial qui a repris une information diffusée par
le quotidien algérien AL Khabar le 30 mars 2008 relative à la
décision des autorités algériennes d’interdire la vente de
l’huile de soja importée de Tunisie. L’éditorialiste s’est
contenté d’exhorter les autorités tunisiennes à ordonner
rapidement de soumettre l’huile de table à des analyses au
laboratoire du ministère de la santé afin de rassurer l’opinion
publique sur la qualité de l’huile de soja dont chaque famille
consomme sept litres par mois en moyenne, tout en se gardant de
citer des sociétés bien déterminées (il ne pouvait pas le faire
puisqu’elles sont 45 sociétés opérant sur le marché local).
A partir du 12 avril
2008 date du déclenchement des poursuites et jusqu’au 9 mai
2009, plus de 70 avocats se sont constitués pour défendre les
responsables d’Al Maoukif et pratiquement tous les courants
politiques et associations indépendantes ont exprimé leur
soutien indéfectible à notre cause comme étant un procès
d’opinion.
Suite à la décision du
tribunal de rejeter les cinq plaintes sur la base des
conclusions du rapport d’expertise qu’il a ordonné, le comité de
rédaction d’Al Maoukif en prend acte avec réjouissance et
exprime l’espoir de ne plus impliquer la justice dans des
affaires politiques afin de régler des comptes avec la presse
libre.
Il saisit cette
occasion pour remercier les avocats, les associations
tunisiennes et internationales ainsi que toutes les
personnalités à l’intérieur comme à l’extérieur pour leur
solidarité et leur soutien continus, surtout lors de la grève de
la faim observée quinze jours durant par le rédacteur en chef et
le directeur de rédaction de noter journal.
Communiqué de presse /
Tunis le 11 / 05 / 2009
|